Chers amis,
Ce 15 juillet, l’Assemblée nationale a adopté définitivement le projet de loi relatif à la fin de vie, au terme de près de trois années de débats parlementaires et de discussions dans notre pays.
Durant tout ce temps, la parole de l’Église est restée constante et inchangée : on ne prend pas soin de la vie en y mettant un terme, mais en l’accompagnant avec humanité et amour, jusqu’à son dernier souffle.
Aujourd’hui, beaucoup d’entre nous ressentent de la tristesse, de l’inquiétude, parfois même un profond désarroi. Je pense aux personnes malades, âgées ou en situation de handicap et à leurs proches. Je pense également aux soignants qui, chaque jour, se tiennent au chevet des plus fragiles et dont cette loi vient bousculer leurs repères.
Je voudrais leur dire que l’Église demeure aux cotés de tous. Elle continuera d’être présente tout particulièrement par ses équipes de pastorale de la santé, ses aumôniers, prêtres et auxiliaires bénévoles et, plus largement, par tous les baptisés appelés à vivre la proximité du Christ auprès de ceux qui souffrent, en particulier au sein des familles.
Nous continuerons à promouvoir les soins palliatifs, qui permettent de soulager, d’accompagner et de respecter la personne dans toutes les dimensions de son existence.
Plus que jamais, notre monde a besoin de fraternité. Il a besoin de femmes et d’hommes qui prennent le temps d’écouter, de visiter, de soutenir, de consoler et d’espérer avec ceux qui traversent l’épreuve.
Plutôt que le découragement et la résignation, gardons l’espérance. Continuons à croire en la force d’un accompagnement profondément humain, médical, spirituel et fraternel.
J’invite chacun, selon sa vocation et ses responsabilités, à prendre soin de ses relations, à porter un regard toujours plus attentif sur les personnes les plus vulnérables, et à s’engager pour bâtir une société qui accompagne plutôt qu’elle n’abandonne, qui protège plutôt qu’elle n’écarte.
Car toute vie est sacrée aux yeux de Dieu.
Mgr Thibault Verny
